Pour sa quatrième apparition sur PlayStation 2, la série Burnout pousse encore plus loin le concept de conduite à risque et privilégie nettement les attaques sur les concurrents plutôt que le pilotage pur et dur. Une réussite ? Totale !
Flashback
Pour ceux qui découvriraient seulement les jeux Burnout, il convient de faire une petite synthèse de l'évolution de la série : en Novembre 2001, un studio répondant au doux nom de Criterion Games sort un jeu de course façon Outrun ayant la particularité de modéliser avec énormément de détails les crashs subis par le joueur. Cet aspect du jeu n'aurait peut-être pas fait grand bruit à lui seul s'il n'avait été couplé à une incitation manifeste auprès du joueur à enfreindre toutes les règles élémentaires du code de la route. En effet, pour remporter la victoire, il fallait absolument rouler à tombeau ouvert en effectuant moult dérapages et en roulant en sens inverse afin d'emmagasiner une précieuse nitro permettant d'aller encore plus vite. A l'époque, nombre de « bien pensants » extérieurs au domaine du jeu vidéo avaient jugé bon de critiquer sévèrement Burnout, suscitant en même temps et bien involontairement l'intérêt de nombreux joueurs.
Pas découragée du tout, l'équipe de Criterion se remet alors au travail pour gommer quelques défauts flagrants du jeu et propose en Octobre 2002 le second opus de la série. Avec des graphismes beaucoup plus fins et une disparition quasi-totale de l'aliasing, le jeu est visuellement étonnant et séduit au premier regard. Bien sûr, la jouabilité est elle aussi améliorée et le nombre de circuits et de voitures est revu à la hausse. Fidèle à sa réputation de trublion, Criterion en profite pour ajouter un mode Crash dans lequel le but est de créer l'accident le plus coûteux, le tout dans un déluge de tôle froissée.
C'est en Septembre 2004 qu'arrive le troisième volet de la série, sous-titré Takedown. La direction amorcée dans le précédent épisode avec le mode Crash est ici confirmée par une modification radicale des règles du jeu : en course, il est désormais possible de provoquer des accidents impliquant ses adversaires directs. Surnommées Takedowns, ces man½uvres changent la manière d'aborder une course du tout au tout, puisqu'il n'est plus seulement nécessaire de mémoriser les tracés pour terminer premier : il faut aussi surveiller les concurrents ! Bien sûr, Burnout 3 profite de l'apparition des Takedowns pour proposer de nouveaux modes de jeu et inclue un mode Crash gigantesque encore plus délirant que le précédent.
Encore plus loin !
Pour Burnout Revenge, quatrième jeu de la série, Criterion maintient le cap et pousse encore plus loin l'idée de batailles sur route. Les Takedowns font bien sûr leur grand retour avec notamment l'Aftertouch (réalisé après un crash) mais ils se voient enrichis de nouvelles possibilités. Ainsi lorsque vous êtes vous-même mis K.O. par un adversaire, celui-ci devient une cible privilégiée : si vous parvenez à l'envoyer dans le décor, vous effectuez un Takedown Revenge. En outre, il est désormais possible d'accomplir des Takedowns verticaux : il suffit pour cela de s'élancer sur une rampe ou un tremplin du circuit puis de retomber sur l'un des adversaires !
Dans le même esprit, il est désormais possible de projeter les voitures du trafic contre vos concurrents en leur rentrant dedans à pleine vitesse. Attention toutefois, seules les voitures légères et roulant dans le même sens que vous peuvent ainsi être percutées. Si vous essayez la même man½uvre contre un camion, un bus, un tram ou bien une voiture roulant en sens inverse, c'est le crash assuré ! Alors que cette nouveauté rend les affrontements entre vous et vos adversaires toujours plus intenses, ce regain de tension dans la bataille s'accompagne malheureusement d'une baisse de l'importance du pilotage : alors qu'il était impératif dans les précédents opus d'éviter toute voiture ne participant pas à la course, il est ici possible de foncer sans trop réfléchir, les gros obstacles se repérant généralement de loin, même lancé à pleine vitesse.
Pour que les joueurs ne soient pas trop tentés de rester dans le flot des véhicules roulant dans leur sens, Criterion a tout de même mis l'accent sur l'utilisation du boost. Déjà recommandé dans les précédents volets, il devient ici carrément indispensable pour remporter certaines épreuves, et notamment les tours chronométrés. Hors, le boost ne s'obtient jamais aussi facilement qu'en roulant en sens contraire ! Que les fans de la série soient donc rassurés : si l'équilibre peut paraître faussé en début de jeu, il n'en est finalement rien, et les courses s'enchaînent sans que l'intérêt ne s'estompe le moins du monde !
Un tour du monde revu et corrigé
Si les modes de jeux principaux restent classiques, avec Tour du Monde (solo), Multijoueur (2 à 6 joueurs) et En Ligne (2 à 6 joueurs), les joueurs ayant parcouru Burnout 3 en long, en large, et en travers n'en seront pas moins surpris : le déroulement du Tour du Monde a en effet subi un sacré lifting !
Exit donc la carte du jeu sur laquelle on choisissait des épreuves se débloquant au fur et à mesure de sa progression. Les courses de Burnout Revenge sont désormais classées et accessibles selon votre rang dans le jeu : vous débutez au rang 1 et votre objectif est de devenir le meilleur en atteignant le rang 10. Pour chaque rang, plusieurs épreuves sont disponibles se déroulant sur l'un des 26 circuits du jeu (en fait 8 circuits distincts avec pour certains des versions courte, longue et en sens inverse). Chacun des ces circuits possède une feuille de défis à remplir en course et une liste de Takedowns Signature (des Takedowns à réaliser à un endroit précis !) à effectuer. Rassurez-vous, vous ne serez pas obligé de compléter totalement les épreuves d'un rang avant d'accéder au suivant : tout est une question de points de classement !
Pour accéder au rang suivant, vous devez accumuler des points en course, symbolisés par de petites étoiles. Chaque épreuve vous permet de gagner au maximum 5 étoiles : en course, votre prestation est constamment appréciée par la console qui vous donne un commentaire parmi « OK », « Bon », « Super », « Génial », correspondant à 1,2,3 ou 4 étoiles respectivement. Pour obtenir les 5 étoiles, il faut non seulement que votre course soit géniale, mais aussi que vous obteniez la médaille d'or ! Ce nouveau système de progression, s'il n'est pas révolutionnaire à proprement parler, à le mérite d'apporter un peu de nouveauté dans le déroulement du jeu.
Des épreuves variées
Pour accompagner le renouvellement du gameplay et la refonte du Tour du Monde, Criterion a aussi revu les différents types d'épreuves proposés. On retrouve ainsi de vieilles connaissances enrichies de quelques éléments et on fait la connaissance de nouveaux défis.
A tout seigneur tout honneur, commençons par les courses proprement dites : toujours opposé à cinq adversaires, vous devrez terminer dans les trois premières places pour obtenir une médaille. Outre les changements dans les Takedowns évoqués plus haut, ces courses bénéficient aussi de l'apparition de raccourcis vous permettant d'emprunter tremplins et autres tunnels propices à vous faire gagner du temps mais aussi à sortir vos adversaires plus facilement : ces chemins sont en général étroits et recèlent de nombreux pièges dont vous apprendrez vite à tirer parti.
Lorsque votre rang sera assez élevé, vous serez alors autorisé à utiliser le Crashbreaker en course. Disponible dans Burnout 3 uniquement dans le mode Crash, cette man½uvre vous permet désormais de faire exploser votre voiture après avoir subi un Takedown de l'un de vos adversaires. En calculant bien votre coup, vous pouvez donc rendre la monnaie de sa pièce immédiatement à votre agresseur ou bien toucher vos poursuivants.
Les contre-la-montre sont eux aussi de retour et tirent parti des raccourcis précédemment cités : n'espérez pas remporter une médaille d'or sans les emprunter tous en gardant votre boost enclenché. Certaines épreuves sont significativement plus difficiles que celles du précédent volet, mais les joueurs ne recherchant pas forcément la meilleure performance s'en sortiront sans problème.
Comme dans Burnout 3, vous pouvez ici participer à des Road Rage dans lesquels le but est d'effectuer un certain nombre de Takedowns pour remporter une médaille, à des courses Eliminateur au cours desquelles il ne faut jamais être dernier lorsqu'un tour est bouclé, et à des Grand Prix dans lesquels vous enchaînez plusieurs courses. Ces épreuves n'ont pas subi de modifications particulières en dehors des méthodes disponibles pour crasher les adversaires mais on les retrouve avec bonheur.
Un nouveau type d'épreuve intitulé « Panique dans le Trafic » vous propose de mettre en ½uvre votre nouvelle aptitude à propulser les voitures ordinaires dans le décor : dans un temps imparti, vous devrez accidenter le plus de véhicules possibles afin d'atteindre un certain score chiffré en dollars et représentant le montant des réparations. Chaînon manquant entre les courses et le mode Crash, ces épreuves sont amusantes et ne demandent pas autant de concentration qu'un Road Rage. Bien sûr, les choses se compliquent lorsque le rang monte mais l'exercice reste assez aisé.
Une autre épreuve appelée « Aperçu » se débloque lorsque vous être vraiment performant sur un circuit particulier pour un rang donné. Elle vous permet de découvrir un nouveau circuit au volant d'une nouvelle voiture particulièrement rapide, récompensant ainsi vos efforts. En réalité, ce type d'épreuve n'est autre qu'un Tour Boosté (contre-la-montre) déguisé, mais il est tellement agréable de s'offrir des pointes à plus de 300km/h que l'on ne boude pas notre plaisir !
Enfin, le mode Crash fait son grand retour avec de nombreuses épreuves dans lesquelles il faut crasher sa voiture afin d'occasionner un énorme carambolage dont l'importance sera une fois encore calculée en dollars. Les icônes de Burnout 3 ont ici disparu et vous pouvez donc vous concentrer sur votre cible finale plutôt que sur des multiplicateurs ou des boosts. Pour démarrer en trombe, vous devez désormais vous plier à un tout nouveau système : une jauge est présente à l'écran et représente votre régime moteur. Elle est rouge sur une faible portion en bas et en haut. Vous devez tout d'abord appuyer sur la croix pour faire monter l'indicateur. Avant qu'il n'atteigne la zone rouge du haut, synonyme d'explosion du moteur, vous devez appuyer une seconde fois. Avant qu'il ne redescende dans la zone rouge du bas, vous devez appuyer une troisième fois. Si vous accomplissez la man½uvre correctement, vous partirez à vitesse maximale, bien utile dans certains cas.
Autre nouveauté du mode Crash, le Crashbreaker doit désormais être entretenu pour obtenir un effet maximum dévastateur : après votre crash, les différents véhicules accidentés font monter votre jauge de Crashbreaker jusqu'à 100%. Une fois cette valeur atteinte, la jauge décroît et vous devez appuyer de manière répétitive sur R2 afin de maintenir une valeur haute jusqu'au déclenchement de l'explosion. Les innovations ne s'arrêtent pas là puisque le Crashbreaker est maintenant rechargeable ! Une fois déclenché, la jauge se vide mais se re-remplit aussitôt grâce aux véhicules continuant d'arriver. Il est donc possible d'enchaîner plusieurs Crashbreakers dans une seule épreuve, pour une destruction maximale !
Dernier changement dans le mode Crash, une voiture cible fait son apparition qui augmentera votre compteur de dollars de manière impressionnante si vous parvenez à l'accidenter. Cet ajout intéressant de prime abord n'influe finalement que peu sur votre manière de jouer puisque, engluée dans le trafic, la voiture cible est presque toujours accidentée sans que vous n'ayez essayé de l'atteindre !
Une réalisation somptueuse !
Alors que le tout premier Burnout brillait par son aliasing omniprésent, la série a su s'améliorer au fil du temps et les deux épisodes suivants ont toujours été considérés, à juste titre, comme des références à leur sortie.
Burnout Revenge ne fait pas exception à la règle : certes, on finit par s'habituer à la qualité graphique de la série mais une fois de plus Criterion a réussi à pousser les limites de la console et le jeu est de toute beauté, qu'il s'agisse de la modélisation des voitures ou des environnements. Les crashs sont toujours aussi admirablement rendus et le jeu serait quasiment parfait s'il ne subsistait quelques bugs de collisions lors des crashs : il arrive qu'une voiture accidentée coupe un tunnel lors du replay ou bien que votre voiture passe comme par magie à travers une barrière et se retrouve dans le néant. Rarissimes, ces bugs ne vous irriteront jamais outre mesure.
Plus gênante est l'apparition, toujours rarissime, de ralentissements lorsque le jeu est configuré en 60Hz. Burnout étant une référence dans le domaine de la vitesse de défilement, il est fort dommage de voir apparaître ce défaut pour la première fois dans la série. Certes, nous ne l'avons relevé que sur un unique circuit et en très peu d'occasions durant plusieurs heures de test, mais il serait bon qu'il disparaisse aussi discrètement qu'il est apparu !
La qualité sonore du titre va de paire avec la qualité graphique : les sons des moteurs ou de la tôle froissée sont impeccables et les musiques accompagnant l'action restent agréables si l'on apprécie un minimum les morceaux rock bien rythmés ! Au passage, les joueurs équipés seront heureux de profiter du Dolby Pro Logic II !
Côté maniabilité, la série reste égale à elle-même avec un contrôle des voitures parfait, aussi bien en ligne droite à pleine vitesse qu'en dérapage dans un virage à 180 degrés ! Seul petit regret : le jeu ne retient pas la vue préférée du joueur et l'on est donc obligé d'appuyer une ou plusieurs fois sur le bouton triangle au début de chaque épreuve si l'on ne souhaite pas joueur avec la vue par défaut. Il fallait bien trouver quelque chose à redire !
Conclusion
Toujours aussi défoulante, la série Burnout atteint avec cet opus Revenge de véritables sommets, que ce soit dans le domaine visuel ou dans le fun procuré par un gameplay encore amélioré. Bien sûr, les fans du tout premier volet regretteront certainement l'omniprésence des Takedowns et autres man½uvres d'agression entre concurrents, mais le résultat est là : pad en main, les heures défilent aussi vite que la route et le plaisir de jeu est bel et bien présent !
dossier:play france
vidéo de burnout revenge
Flashback
Pour ceux qui découvriraient seulement les jeux Burnout, il convient de faire une petite synthèse de l'évolution de la série : en Novembre 2001, un studio répondant au doux nom de Criterion Games sort un jeu de course façon Outrun ayant la particularité de modéliser avec énormément de détails les crashs subis par le joueur. Cet aspect du jeu n'aurait peut-être pas fait grand bruit à lui seul s'il n'avait été couplé à une incitation manifeste auprès du joueur à enfreindre toutes les règles élémentaires du code de la route. En effet, pour remporter la victoire, il fallait absolument rouler à tombeau ouvert en effectuant moult dérapages et en roulant en sens inverse afin d'emmagasiner une précieuse nitro permettant d'aller encore plus vite. A l'époque, nombre de « bien pensants » extérieurs au domaine du jeu vidéo avaient jugé bon de critiquer sévèrement Burnout, suscitant en même temps et bien involontairement l'intérêt de nombreux joueurs.
Pas découragée du tout, l'équipe de Criterion se remet alors au travail pour gommer quelques défauts flagrants du jeu et propose en Octobre 2002 le second opus de la série. Avec des graphismes beaucoup plus fins et une disparition quasi-totale de l'aliasing, le jeu est visuellement étonnant et séduit au premier regard. Bien sûr, la jouabilité est elle aussi améliorée et le nombre de circuits et de voitures est revu à la hausse. Fidèle à sa réputation de trublion, Criterion en profite pour ajouter un mode Crash dans lequel le but est de créer l'accident le plus coûteux, le tout dans un déluge de tôle froissée.
C'est en Septembre 2004 qu'arrive le troisième volet de la série, sous-titré Takedown. La direction amorcée dans le précédent épisode avec le mode Crash est ici confirmée par une modification radicale des règles du jeu : en course, il est désormais possible de provoquer des accidents impliquant ses adversaires directs. Surnommées Takedowns, ces man½uvres changent la manière d'aborder une course du tout au tout, puisqu'il n'est plus seulement nécessaire de mémoriser les tracés pour terminer premier : il faut aussi surveiller les concurrents ! Bien sûr, Burnout 3 profite de l'apparition des Takedowns pour proposer de nouveaux modes de jeu et inclue un mode Crash gigantesque encore plus délirant que le précédent.
Encore plus loin !
Pour Burnout Revenge, quatrième jeu de la série, Criterion maintient le cap et pousse encore plus loin l'idée de batailles sur route. Les Takedowns font bien sûr leur grand retour avec notamment l'Aftertouch (réalisé après un crash) mais ils se voient enrichis de nouvelles possibilités. Ainsi lorsque vous êtes vous-même mis K.O. par un adversaire, celui-ci devient une cible privilégiée : si vous parvenez à l'envoyer dans le décor, vous effectuez un Takedown Revenge. En outre, il est désormais possible d'accomplir des Takedowns verticaux : il suffit pour cela de s'élancer sur une rampe ou un tremplin du circuit puis de retomber sur l'un des adversaires !
Dans le même esprit, il est désormais possible de projeter les voitures du trafic contre vos concurrents en leur rentrant dedans à pleine vitesse. Attention toutefois, seules les voitures légères et roulant dans le même sens que vous peuvent ainsi être percutées. Si vous essayez la même man½uvre contre un camion, un bus, un tram ou bien une voiture roulant en sens inverse, c'est le crash assuré ! Alors que cette nouveauté rend les affrontements entre vous et vos adversaires toujours plus intenses, ce regain de tension dans la bataille s'accompagne malheureusement d'une baisse de l'importance du pilotage : alors qu'il était impératif dans les précédents opus d'éviter toute voiture ne participant pas à la course, il est ici possible de foncer sans trop réfléchir, les gros obstacles se repérant généralement de loin, même lancé à pleine vitesse.
Pour que les joueurs ne soient pas trop tentés de rester dans le flot des véhicules roulant dans leur sens, Criterion a tout de même mis l'accent sur l'utilisation du boost. Déjà recommandé dans les précédents volets, il devient ici carrément indispensable pour remporter certaines épreuves, et notamment les tours chronométrés. Hors, le boost ne s'obtient jamais aussi facilement qu'en roulant en sens contraire ! Que les fans de la série soient donc rassurés : si l'équilibre peut paraître faussé en début de jeu, il n'en est finalement rien, et les courses s'enchaînent sans que l'intérêt ne s'estompe le moins du monde !
Un tour du monde revu et corrigé
Si les modes de jeux principaux restent classiques, avec Tour du Monde (solo), Multijoueur (2 à 6 joueurs) et En Ligne (2 à 6 joueurs), les joueurs ayant parcouru Burnout 3 en long, en large, et en travers n'en seront pas moins surpris : le déroulement du Tour du Monde a en effet subi un sacré lifting !
Exit donc la carte du jeu sur laquelle on choisissait des épreuves se débloquant au fur et à mesure de sa progression. Les courses de Burnout Revenge sont désormais classées et accessibles selon votre rang dans le jeu : vous débutez au rang 1 et votre objectif est de devenir le meilleur en atteignant le rang 10. Pour chaque rang, plusieurs épreuves sont disponibles se déroulant sur l'un des 26 circuits du jeu (en fait 8 circuits distincts avec pour certains des versions courte, longue et en sens inverse). Chacun des ces circuits possède une feuille de défis à remplir en course et une liste de Takedowns Signature (des Takedowns à réaliser à un endroit précis !) à effectuer. Rassurez-vous, vous ne serez pas obligé de compléter totalement les épreuves d'un rang avant d'accéder au suivant : tout est une question de points de classement !
Pour accéder au rang suivant, vous devez accumuler des points en course, symbolisés par de petites étoiles. Chaque épreuve vous permet de gagner au maximum 5 étoiles : en course, votre prestation est constamment appréciée par la console qui vous donne un commentaire parmi « OK », « Bon », « Super », « Génial », correspondant à 1,2,3 ou 4 étoiles respectivement. Pour obtenir les 5 étoiles, il faut non seulement que votre course soit géniale, mais aussi que vous obteniez la médaille d'or ! Ce nouveau système de progression, s'il n'est pas révolutionnaire à proprement parler, à le mérite d'apporter un peu de nouveauté dans le déroulement du jeu.
Des épreuves variées
Pour accompagner le renouvellement du gameplay et la refonte du Tour du Monde, Criterion a aussi revu les différents types d'épreuves proposés. On retrouve ainsi de vieilles connaissances enrichies de quelques éléments et on fait la connaissance de nouveaux défis.
A tout seigneur tout honneur, commençons par les courses proprement dites : toujours opposé à cinq adversaires, vous devrez terminer dans les trois premières places pour obtenir une médaille. Outre les changements dans les Takedowns évoqués plus haut, ces courses bénéficient aussi de l'apparition de raccourcis vous permettant d'emprunter tremplins et autres tunnels propices à vous faire gagner du temps mais aussi à sortir vos adversaires plus facilement : ces chemins sont en général étroits et recèlent de nombreux pièges dont vous apprendrez vite à tirer parti.
Lorsque votre rang sera assez élevé, vous serez alors autorisé à utiliser le Crashbreaker en course. Disponible dans Burnout 3 uniquement dans le mode Crash, cette man½uvre vous permet désormais de faire exploser votre voiture après avoir subi un Takedown de l'un de vos adversaires. En calculant bien votre coup, vous pouvez donc rendre la monnaie de sa pièce immédiatement à votre agresseur ou bien toucher vos poursuivants.
Les contre-la-montre sont eux aussi de retour et tirent parti des raccourcis précédemment cités : n'espérez pas remporter une médaille d'or sans les emprunter tous en gardant votre boost enclenché. Certaines épreuves sont significativement plus difficiles que celles du précédent volet, mais les joueurs ne recherchant pas forcément la meilleure performance s'en sortiront sans problème.
Comme dans Burnout 3, vous pouvez ici participer à des Road Rage dans lesquels le but est d'effectuer un certain nombre de Takedowns pour remporter une médaille, à des courses Eliminateur au cours desquelles il ne faut jamais être dernier lorsqu'un tour est bouclé, et à des Grand Prix dans lesquels vous enchaînez plusieurs courses. Ces épreuves n'ont pas subi de modifications particulières en dehors des méthodes disponibles pour crasher les adversaires mais on les retrouve avec bonheur.
Un nouveau type d'épreuve intitulé « Panique dans le Trafic » vous propose de mettre en ½uvre votre nouvelle aptitude à propulser les voitures ordinaires dans le décor : dans un temps imparti, vous devrez accidenter le plus de véhicules possibles afin d'atteindre un certain score chiffré en dollars et représentant le montant des réparations. Chaînon manquant entre les courses et le mode Crash, ces épreuves sont amusantes et ne demandent pas autant de concentration qu'un Road Rage. Bien sûr, les choses se compliquent lorsque le rang monte mais l'exercice reste assez aisé.
Une autre épreuve appelée « Aperçu » se débloque lorsque vous être vraiment performant sur un circuit particulier pour un rang donné. Elle vous permet de découvrir un nouveau circuit au volant d'une nouvelle voiture particulièrement rapide, récompensant ainsi vos efforts. En réalité, ce type d'épreuve n'est autre qu'un Tour Boosté (contre-la-montre) déguisé, mais il est tellement agréable de s'offrir des pointes à plus de 300km/h que l'on ne boude pas notre plaisir !
Enfin, le mode Crash fait son grand retour avec de nombreuses épreuves dans lesquelles il faut crasher sa voiture afin d'occasionner un énorme carambolage dont l'importance sera une fois encore calculée en dollars. Les icônes de Burnout 3 ont ici disparu et vous pouvez donc vous concentrer sur votre cible finale plutôt que sur des multiplicateurs ou des boosts. Pour démarrer en trombe, vous devez désormais vous plier à un tout nouveau système : une jauge est présente à l'écran et représente votre régime moteur. Elle est rouge sur une faible portion en bas et en haut. Vous devez tout d'abord appuyer sur la croix pour faire monter l'indicateur. Avant qu'il n'atteigne la zone rouge du haut, synonyme d'explosion du moteur, vous devez appuyer une seconde fois. Avant qu'il ne redescende dans la zone rouge du bas, vous devez appuyer une troisième fois. Si vous accomplissez la man½uvre correctement, vous partirez à vitesse maximale, bien utile dans certains cas.
Autre nouveauté du mode Crash, le Crashbreaker doit désormais être entretenu pour obtenir un effet maximum dévastateur : après votre crash, les différents véhicules accidentés font monter votre jauge de Crashbreaker jusqu'à 100%. Une fois cette valeur atteinte, la jauge décroît et vous devez appuyer de manière répétitive sur R2 afin de maintenir une valeur haute jusqu'au déclenchement de l'explosion. Les innovations ne s'arrêtent pas là puisque le Crashbreaker est maintenant rechargeable ! Une fois déclenché, la jauge se vide mais se re-remplit aussitôt grâce aux véhicules continuant d'arriver. Il est donc possible d'enchaîner plusieurs Crashbreakers dans une seule épreuve, pour une destruction maximale !
Dernier changement dans le mode Crash, une voiture cible fait son apparition qui augmentera votre compteur de dollars de manière impressionnante si vous parvenez à l'accidenter. Cet ajout intéressant de prime abord n'influe finalement que peu sur votre manière de jouer puisque, engluée dans le trafic, la voiture cible est presque toujours accidentée sans que vous n'ayez essayé de l'atteindre !
Une réalisation somptueuse !
Alors que le tout premier Burnout brillait par son aliasing omniprésent, la série a su s'améliorer au fil du temps et les deux épisodes suivants ont toujours été considérés, à juste titre, comme des références à leur sortie.
Burnout Revenge ne fait pas exception à la règle : certes, on finit par s'habituer à la qualité graphique de la série mais une fois de plus Criterion a réussi à pousser les limites de la console et le jeu est de toute beauté, qu'il s'agisse de la modélisation des voitures ou des environnements. Les crashs sont toujours aussi admirablement rendus et le jeu serait quasiment parfait s'il ne subsistait quelques bugs de collisions lors des crashs : il arrive qu'une voiture accidentée coupe un tunnel lors du replay ou bien que votre voiture passe comme par magie à travers une barrière et se retrouve dans le néant. Rarissimes, ces bugs ne vous irriteront jamais outre mesure.
Plus gênante est l'apparition, toujours rarissime, de ralentissements lorsque le jeu est configuré en 60Hz. Burnout étant une référence dans le domaine de la vitesse de défilement, il est fort dommage de voir apparaître ce défaut pour la première fois dans la série. Certes, nous ne l'avons relevé que sur un unique circuit et en très peu d'occasions durant plusieurs heures de test, mais il serait bon qu'il disparaisse aussi discrètement qu'il est apparu !
La qualité sonore du titre va de paire avec la qualité graphique : les sons des moteurs ou de la tôle froissée sont impeccables et les musiques accompagnant l'action restent agréables si l'on apprécie un minimum les morceaux rock bien rythmés ! Au passage, les joueurs équipés seront heureux de profiter du Dolby Pro Logic II !
Côté maniabilité, la série reste égale à elle-même avec un contrôle des voitures parfait, aussi bien en ligne droite à pleine vitesse qu'en dérapage dans un virage à 180 degrés ! Seul petit regret : le jeu ne retient pas la vue préférée du joueur et l'on est donc obligé d'appuyer une ou plusieurs fois sur le bouton triangle au début de chaque épreuve si l'on ne souhaite pas joueur avec la vue par défaut. Il fallait bien trouver quelque chose à redire !
Conclusion
Toujours aussi défoulante, la série Burnout atteint avec cet opus Revenge de véritables sommets, que ce soit dans le domaine visuel ou dans le fun procuré par un gameplay encore amélioré. Bien sûr, les fans du tout premier volet regretteront certainement l'omniprésence des Takedowns et autres man½uvres d'agression entre concurrents, mais le résultat est là : pad en main, les heures défilent aussi vite que la route et le plaisir de jeu est bel et bien présent !
dossier:play france
vidéo de burnout revenge




